Recette de la Grenouille

Publié le par Aurelynx

Sur inspiration d'une histoire déja existante sous différentes variantes, y'en a plein le net donc vous trouverez sans peine



Mes chers amis, aujourd'hui je vais vous proposer un cours de cuisine un peu particulier. En effet, nous allons évoquer la fameuse recette tant convoitée de la grenouille à la marmite.

Tout d'abord avant de commencer je vais vous demander de vous laver les mains, l'hygiène est très importante en cuisine. Le savon est juste à coté de l'évier, oui, voilà. Un essuie-main? Là, juste à coté du four. Voila, très bien nous sommes tous fin prêts.

Comme vous pouvez le constater j'ai déjà commencé à préparer le matériel: la marmite. Nous allons la remplir d'eau, parce que la grenouille cuite à l'huile c'est répugnant, on n'a pas idée de faire frire des bestioles pareilles! *accent à la Robuchon*

A présent prenons une grenouille à la robe bien verte. Non pas que la couleur de la robe m'importe, mais vous devez savoir qu'une grenouille fardée des pattes à la tête avec une robe bleue c'est pas appétissant. La grenouille disais-je doit être vivante, ses yeux reflétant toute sa vigueur et son envie de vivre. Ô la pauvrette, vouloir vivre et finir mangée, quel triste sort (j'ajouterai au passage qu'il nous attend la même chose sauf qu'on finira au fond du trou mais pas mangé par les mêmes bêbêtes... enfin bon bref refermons cette parenthèse).

Plongeons ce sympathique animal dans la marmite, l'eau est tiède et c'est très agréable de s'y baigner. Alors la ptite grenouille se met à nager en paix.

La température monte, l'eau est maintenant chaude, ce n'est plus très confortable mais la fatigue aidant elle va continuer à se remuer.

Puis l'eau devient encore plus chaude et la grenouille finit par succomber à la température, faute de s'en être allée plus tôt.

Elle sera bonne à manger en ajoutant un peu de citron et de poivre, tout naturellement.

Prenons à présent une seconde grenouille (car je n'apprécie pas manger seul, alors on va vous préparer quelque chose à vous aussi) et plongeons-là dans l'eau déjà brûlante. La réaction de la sauteuse est immédiate : elle bondit pour sauver sa peau (et vous faire perdre votre repas).

Je serai donc le seul à déguster. Bon, je vais être gentil : on partagera. Que j'entende personne dire que je suis radin.



A présent que le cours de biologie appliquée aux arts culinaires est terminé, adaptons-le aux sciences humaines.
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte, ni quoi que ce soit. Tout mouvement belliqueux est alors impossible.
A présent je vous demande de réfléchir deux ou trois minutes pour songer à ce que l'on appelle couramment l'immobilisme...

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